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Placements pour ses enfants. Quelles solutions envisager ?

Chez FG Stratégies, la question de l’épargne revient régulièrement, aussi bien pour les problématiques directes personnelles de nos clients, sur des sujets de fonds comme la retraite (particulièrement d’actualité…), la transmission, ou encore les solutions ou pratiques à adopter dans un environnement économique complexe (là aussi l’actualité est dense !)… que pour des questions relatives à leurs enfants, bien souvent mineurs.

A ce titre, et qu’il s’agisse de petites, moyennes ou grandes sommes, mettre de l’argent de côté pour son ou ses enfants mineurs reste souvent une préoccupation pour bons nombres de parents, trop souvent peu accompagnés et trop souvent orientés vers la seule épargne bancaire « classique ».

Est-il néanmoins possible de s’orienter vers des solutions d’épargne aux risques toutefois relatifs ou non démesurés, en préservant les intérêts de l’enfant, et en espérant faire fructifier le capital de manière moins anecdotique que l’épargne bancaire ? Quelle feuille de route retenir ?

Épargner pour ses enfants… une bien belle question, et un projet qui mérite une attention particulière.

Des objectifs louables et à encourager

Épargner pour ses enfants, reste toujours un engagement fort pour des parents. Derrière cet objectif louable et à encourager, se cache aussi bien souvent la crainte (plus que pour soi-même), de faire des erreurs d’orientation, ou de sélection ; ou à l’inverse de directement se cantonner à de plus simples produits.

Pour autant, après avoir généré un certain niveau de rémunération sur plusieurs années, les parents auront à cœur que l’argent soit « bien utilisé », à sa majorité le plus souvent. On pense ainsi au financement des études, l’aide à l’achat d’un premier véhicule, la constitution d’un apport personnel pour son premier achat immobilier… et plus dans l’air du temps, d’amorcer pourquoi pas, sa future start-up !

Face à ces enjeux, quelles solutions retenir ? quelle direction prendre ? quelle stratégie appliquer ? Voici donc un rapide tour d’horizon.

Le maître mot, l’anticipation !

Nous le répétons régulièrement. Le temps joue en votre faveur, en matière de placement et d’épargne (mais pas que).

Si les parents s’y prennent suffisamment tôt (au mieux dès la naissance de leur enfant), l’éventail de choix sera alors plus grand, avec un horizon potentiel de temps/placement de l’ordre de 18 ans ! Il sera alors plus aisé de diversifier les supports, les enveloppes, et se rassurer davantage quant aux éventuels risques pris (ne serait-ce que sur une petite ou moyenne proportion du capital, ou des versements ; des versements que l’on conseille toujours programmés, et mensuels !).

Cette plus grande visibilité permettra ainsi de mieux répartir les fonds, et de mieux affiner sa stratégie.

L’épargne bancaire « réglementée »

Le premier réflexe, bien souvent, consiste à souscrire, au nom (et pour le compte) de l’enfant-mineur, des produits dits « sans risques » sur le capital, ou peu ou pas fiscalisés, et facilement disponibles (liquides). La contrepartie à ce cadre très sécurisant (et sécurisé) : la rémunération, parmi les plus basses possibles.

Parmi ces solutions, on compte principalement : le Livret A en premier lieu, car pouvant être souscrit dès la naissance de l’enfant. Pour des jeunes au-delà des 12 ans, citons aussi le Livret Jeune fait office de « super livret A », avec une rémunération dopée, par rapport à celle du Livret A traditionnel, et sans aucunes autres contreparties.

Le Livret A, bien que très peu (voire pas) rémunérateur (0,75 % net, hors prise en compte de l’inflation, et très probablement 0,50 % à partir du 1er février 2020), reste pour autant l’un des « réceptacles » clefs de la gestion de l’épargne d’un enfant. Sorte de « tirelire » très souple, il permet de recevoir au fil des années, tout autant l’argent donné ponctuellement sous forme de présent d’usage (cadeau), par les divers membres de sa famille, à l’occasion d’événements particuliers (Noel, anniversaire, réussite à un examen…), que de l’épargne programmée « automatisée », résultant de l’effort d’épargne personnel des parents (souvent sur leurs propres revenus).

Le Livret Jeune, accessible dès 12 ans, et jusqu’aux 25 ans, vient souvent en renfort du Livret A. Si le fonctionnement ou les avantages sont très similaires, la rémunération est souvent supérieure. Néanmoins, pas d’euphorie : son plafond de dépôt est particulièrement bas, fixé à 1.600 euros, donc rapidement atteint.

En général, tous ces livrets fonctionnent sans frais de souscription, de gestion, ou de clôture.

L’autre épargne réglementée : l’Epargne Logement

Tout mineur, avec l’autorisation de son représentant légal, peut devenir titulaire d’un compte épargne logement (CEL) et/ou d’un plan épargne logement (PEL). Si cette solution avait toute sa place lorsque les rendements tournaient au-delà des 2% bruts par an, les plans d’aujourd’hui font fructifier le capital au taux de 0,5 % pour un CEL et de 1 % pour un PEL.

Compte tenu de la nouvelle fiscalité applicable (flat-tax de 30 % prélèvements sociaux compris), la rémunération nette sera de nos jours inférieure à celle d’un Livret A !

Et même si ce produit reste dit sans risques, il présente des contraintes à l’usage, inexistantes avec un Livret A ou Jeune. Cette solution ne nous apparaît donc plus compétitive, actuellement.

Les placements financiers « traditionnels »

Face à ce constat, vous pourriez donc vite vous retrouver un peu « déçu(e) » ou « découragé(e) ».

Pour autant, et souvent méconnue, le célèbre contrat (enveloppe) « d’assurance-vie » peut tout à fait être souscrit au nom d’un enfant mineur ! Oui, vous avez bien lu.

Et pour ceux ayant des doutes ou des craintes pour le capital, tout l’art du conseil reçu par votre conseiller, sera de réaliser le dosage adapté aux profils des parents, entre les fonds euros (capital garanti) et les unités de compte (risquées mais potentiellement plus performantes).

Par ailleurs, plus l’horizon de temps d’investissement sera important (cad. que l’écart entre l’âge de l’enfant à la souscription et son 18e anniversaire sera élevé), plus l’univers de choix sera large ; de quoi se laisser le maximum d’opportunités, pour diversifier, optimiser le rendement, tout en limitant l’exposition et donc le risque total.

Enfin, l’assurance-vie reste l’un des rares outils pouvant être adapté juridiquement à des situations particulières et/ou des attentes de gestion spécifiques ! N’hésitez pas à nous consulter sur ces points.

Les placements financiers « challengers »

Récemment apparu dans le cadre de « La loi PACTE », le Plan Epargne Actions (PEA) « Jeunes », a fait son apparition ! Cette version « junior » est désormais accessible pour les jeunes entre 18 et 21 ans, voire jusqu’à 25 ans pour les étudiants, toujours rattachés au foyer fiscal de leurs parents.

Si on sort un peu du cas posé ici, relatif plutôt aux enfants mineurs ou plus jeunes, cette nouveauté reste à souligner, car l’éducation financière intervient aussi au démarrage de la vie active ou étudiante de l’enfant. Et dans notre environnement actuel, l’épargne financière doit être davantage considérée.

Autre possibilité, le P.E.R, ou nouveau Plan Epargne Retraite. Ce nouveau produit, venant en remplacement des produits d’épargne retraite et entreprises, reste un produit orienté retraite. Pour autant, ces nouvelles caractéristiques pourraient aussi amener de nouvelles perspectives ou stratégies patrimoniales, pouvant peut-être même avoir un intérêt fiscal… pour les parents de l’enfant ! (NB : à condition que le foyer fiscal soit le même). A développer ultérieurement.

 

Ainsi, dans ce schéma global, nous restons bien sûr à votre écoute pour pré-étudier le sujet ensemble et envisager des solutions ou stratégies adaptées, pour vous et vos enfants.

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